Histoire

Circuit d’interprétation du village de Cherry River

Panneaux d’interprétation sur les sites et l’histoire du secteur de Cherry-River, installés en bordure du trottoir, le long du chemin du Parc dans le village de Cherry River.

Il était une fois notre patrimoine – Parcours historique Municipalité du Canton d’Orford

Plusieurs parcs sont accessibles et aménagés pour y pratiquer différentes activités. L’étendue du territoire municipal et la répartition de notre population selon ses caractéristiques posent certains défis pour développer de nouvelles infrastructures accessibles à un maximum d’usagers.

17e-19e siècles : À cause de son relief montagneux, impropre à la culture du sol, le territoire est demeuré inhabité pendant longtemps.

Depuis le 17e siècle, les Abénaquis, issus de la Nouvelle-Angleterre, traversaient la région pour rejoindre leurs établissements et faire la traite dans la vallée du Saint-Laurent. Ils nous ont légué de nombreux toponymes, dont Magog, Memphrémagog, Massawippi et Coaticook.

Né d’une division du comté de Buckinghamshire en 1792 et concédé en 1801 à un groupe d’associés dirigé par Jonathan Ball, le township d’Orford s’étendait vers l’est jusqu’au confluent des rivières Magog et Saint-François, occupant un territoire trois fois plus vaste qu’aujourd’hui à partir duquel plusieurs autres municipalités furent créées, dont Sherbrooke.

Le nom d’Orford est représentatif de la démarche de toponymie qu’utilisaient les arpenteurs du gouvernement du Bas-Canada dans la désignation des Townships: il rappelle le nom d’un village côtier dans le comté de Suffolk, en Angleterre. Bien qu’on trouve l’appellation Oxford sur certaines cartes, Orford s’est imposé et a désigné d’abord le lac (1831), puis la municipalité (1855) et enfin la montagne (1863).

Au cours du 19e siècle, la British American Land Company a le mandat d’organiser l’immigration britannique dans la région. C’est dans ce mouvement qu’est créée, en 1855, la municipalité du Canton d’Orford. Arrivés ici pour s’installer, des Loyalistes de source européenne développent le village de Cherry River avec église, école et bureau de poste. Les familles pionnières se nomment Abbott, Aldrich, Baird, Buzzell, Catchpaw, Converse, Copeland, Cox, McKelvey, Mitson, Powers, Sager, Turner, Whittier.

Le peuplement francophone ne s’amorcera qu’au 20e siècle.

1930 à aujourd'hui : L'histoire de la municipalité est liée à celle du mont Orford et du parc national qui le contient.

Tout commence à la fin des années 1920. À cette époque, le docteur George Austin Bowen, ancien maire de Magog et personnalité influente, est convaincu qu’il faut faire du mont Orford un parc protégé par une loi provinciale. Il y travaille avec acharnement pendant près de vingt ans, tentant de rallier autour de lui les intervenants économiques régionaux en misant sur l’attrait touristique du site. En 1938, le gouvernement provincial établit le Parc provincial du Mont-Orford et, vingt-sept municipalités de la région participant à la levée de fonds entreprise pour acheter des terrains, quatre années sont nécessaires pour compléter ces achats. Alors que plusieurs tracés de chemins sont évalués, on retient celui qui part de Cherry River, il liera davantage le village à la montagne.

Entre 1930 et 1943, une initiative du Magog Social & Curling Club permettra le développement du terrain de golf avec l’aide du célèbre skieur Herman Smith «Jackrabbit» Johannsen. On tracera, vers la même époque, les pistes de ce qui deviendra la station de ski du mont Orford (certaines pistes existaient déjà, mais étaient peu praticables), on fondera alors le premier club de ski.

Avec la Seconde Guerre mondiale, le gouvernement se désengage et des promoteurs locaux prennent la relève. Le premier chalet de ski est ouvert en février 1943, il servira de colonie de vacances pour des enfants d’ouvriers de Magog durant la saison estivale. La même année, on construit un autre camp de vacances, celui de Notre-Dame-de-la-Protection destiné à aider des tuberculeux, des orphelins et des personnes handicapées à se réintégrer dans la société. En 1944 et pendant les années qui suivent, des religieux achètent plusieurs terrains sur le lac Stukely pour y développer qui deviendra Jouvence, camp d’été pour jeunes, puis classes natures, enfin base de plein air familiale.

Au début des années 50, les Jeunesses musicales du Canada obtiennent la permission d’occuper les locaux du camp de Notre-Dame-de-la-Protection. C’est le premier camp musical au Canada, on y offre le premier festival de musique classique au pays, cela deviendra le Centre d’Arts Orford, puis Orford Musique, une académie internationale qui offre une formation de perfectionnement à de jeunes musiciens talentueux, ainsi que diverses activités et évènements.

Au fil des décennies 1950 et 1960, la modernisation progressive des équipements et le développement de la région commencent à attirer les investisseurs. En 1970, les activités se diversifient, le ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche (devenu le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs) s’implique et aménage des terrains de camping, des zones pour pique-niqueurs, des sentiers d’exploration de la nature et des pistes de ski de randonnée pour faire du Parc national du Mont-Orford un des fleurons du réseau de la SÉPAQ.

De nos jours : Orford se développe tout naturellement au sein de la MRC Memphrémagog.

En 2014, on dénombrait au Canton d’Orford une population de 6 628 personnes dont 59 % étaient des résidents permanents et 41 % étaient saisonniers. Le nombre total d’habitations était de 2 359.

Le territoire sur lequel se trouve la municipalité présente en grande partie un relief accidenté. Il compte également de nombreux lacs et cours d’eau. L’impressionnant massif forestier qui y subsiste, comptant sur des peuplements de feuillus nobles de grande qualité, est ce qui reste des vastes forêts qui couvraient jadis le Sud-Ouest du Québec.

Ainsi pourvue par la nature, la municipalité du Canton d’Orford voit l’activité économique sur son territoire presqu’exclusivement reliée au secteur récréotouristique. En plus du parc national, qui occupe une grande partie de son territoire, on y trouve des installations d’hébergement, de restauration et quelques commerces et services. Enfin, la municipalité compte aussi quelques entreprises agricoles, agrotouristiques, ainsi que des entreprises de construction.

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2530, chemin du Parc,
Orford (Québec) J1X 8R8

Tél. : 819 843-3111
Sans frais : 450 532-3272

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Lundi au vendredi
de 8 h à 12 h et 13 h à 16 h

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